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LES ACTIVISTES

Une voix pour le conservatisme au Québec

 

Alors que les blogues néoconservateurs de la blogosphère droitiste québécoise sont assez nombreux, les blogues paléoconservateurs se comptent sur les doigts de la main. Il est donc important de souligner la création récente d'un nouveau blogue paléoconservateur multi-auteurs, le Ralliement Identitaire.

D'emblée, nos sommes conservateurs sociaux (traditionalistes, autrement dit). Nous avons à coeur la perpétuation de l'identité linguistique, culturelle, religieuse et ethnique de notre patrie.

Sur la question nationale, nous sommes autonomistes, confédéralistes ou indépendantistes. Nous rejetons le fédéralisme centralisateur et la monarchie britannique. De plus, nous croyons que les Québécois doivent resserer leurs liens avec les Canadiens-Français hors Québec, les Acadiens et les Cadjuns.

Ceci dit, le Ralliement Identitaire n'a, à date, pas de position précise sur certains sujets. Par exemple, même si nous somme contre le socialisme et l'étatisme intrusif, nos opinions restent à faire sur le protectionnisme/libre-échange ou la croissance/décroissance. Nous regardons évidemment d'un mauvais oeuil le consumérisme des masses et l'obsession du profit de plusieurs entreprises capitalistes.

Le Ralliement Identitaire ne se veut pas uniquement un moyen de diffusion d'information, mais aussi un centre de réflexion, d'élaboration et d'échange d'idées, de théories et de doctrines paléoconservatrices. C'est pourquoi un forum de discussion du Ralliement Identitaire a été mis sur pied. À ceux qui partagent sensiblement nos idées et qui croient pouvoir contribuer à l'avancement du paléoconservatisme au Québec, nous vous invitons à vous insrire sur le forum et, peut-être, éventuellement, à devenir rédacteur sur le blogue. Vous pouvez aussi lire notre ébauche de foire aux questions.

Parce que comme le slogan de Les Bleus le dit, « nationalisme et conservatisme sont compatibles ».


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Le dossier de la réforme de l'assurance-emploi continu de faire des vagues et tout porte à croire qu'il en sera de même au cours des prochaines semaines. Les Bleus vous en parlaient déjà il y a quatre mois et, avant de faire quelques mises au point sur le sujet, voilà en quels mots je décrivais les choses :

[...] France Bonsant s'en prend au programme d'assurance-emploi, en exigeant une réforme. Elle décrit le régime, certes très bien, en ces mots : "l'assurance-emploi [est] un régime inaccessible à une majorité de travailleurs et travailleuses, un régime inéquitable et injuste". Une de ses constatations expose effectivement bien le problème :

[À] l'heure actuelle, 47% des personnes qui cotisent à l'assurance-emploi sont effectivement éligibles au régime quand ils perdent leur emploi. Plus de la moitié des cotisants ne reçoivent rien et ce, même s'ils contribuaient au régime au moment où ils et elles travaillaient.

Malheureusement, les solutions proposées par le Bloc sont déplorables. Elles incluent la révision à la baisse du nombre d'heures travaillées requises pour être éligible, l'abolition du délai de carence de deux semaines et la majoration des prestations.

Or, ce n'est pas de ce côté qu'il faut se pencher, mais bien vers celui de l'abolition pure et simple du régime de l'assurance-emploi. En effet, les événements récents entourant la Caisse de dépôt et placement du Québec et le Programme d'enregistrement des armes à feu nous confirment que l'État et ses fonctionnaires sont incapables de gérer efficacement des sommes d'argent importantes. Les travailleurs seraient bien mieux servis s'ils pouvaient disposer comme bon leur semble du montant qu'ils cèdent à l'État sous la forme de cotisations. Ils pourraient alors l'investir eux-mêmes dans des placements à la fois judicieux et sécuritaires, en prévision de temps plus difficiles, ou faire appel à des spécialistes du secteur privé s'ils ne se sentent pas à l'aise avec la gestion de leurs avoirs. Bien entendu, les travailleurs pourraient aussi faire autre chose que ce que le "gouvermaman" décide actuellement de faire "en leurs noms et pour leur bien" avec leur argent. Par exemple, ils pourraient décider, librement et en toute connaissance de cause, de consommer au lieu d'économiser. Évidemment, l'avantage le plus important serait que les économies des travailleurs pourraient s'accumuler au fil des années au lieu de s'envoler vers d'autres cieux. En effet, actuellement, les travailleurs ne bénéficiant pas de l'assurance-emploi, que ce soit parce qu'ils occupent un emploi ou sont chômeurs sans être éligibles, ne revoient jamais la couleur de leur argent, une fois les cotisations payées. Mais, ce qui est encore pire, c'est que les surplus de l'assurance-emploi sont utilisés pour financer le budget fédéral - et ce depuis le milieu des années 1990 - au lieu d'être réinvestis dans le programme. Donc, l'argent que les travailleurs versent dans le programme disparait définitivement au bout d'une année, ce qui ne serait bien sûr pas le cas si cette somme était versée dans un compte...

Mes observations d'il y a quatre mois tiennent toujours. Mais je souhaiterais ajouter que si le régime de l'assurance-emploi est éliminé, il ne doit pas être remplacé par l'obligation de cotiser à un régime privé, et ce pour les raisons énumérées plus haut. De la même façon, si la cotisation au régime public devient optionnelle, ceux qui décident de ne pas participer ne doivent pas être tenus d'adhérer à un régime privé. Enfin, les propos parfois tenus par l'opposition comme quoi le régime doit être réformé parce qu'il n'est pas rentable ne tiennent pas la route puisque, comme expliqué plus haut, le gouvernement empoche les surplus de l'assurance-emploi depuis des années, au lieu de laisser le régime les accumuler.Si les Libéraux fédéraux n'avaient pas décidé d'utiliser les surplus, le régime n'aurait pas besoin d'être renfloué par le gouvernement, même aujourd'hui. Mais comme le gouvernement s'est servi de l'argent des travailleurs pour financer ses dépenses par le passé, il est légitime qu'il renfloue le régime aujourd'hui.

Cela étant dit, nous nous devons d'être réalistes. Le gouvernement conservateur est un gouvernement minoritaire et les trois partis d'opposition tiennent à préserver un régime qui soit public, obligatoire et monopolistique. Conséquemment, à moins d'être prêts à assister à la chute du gouvernement sur cette question, des concessions devront être faites des deux côtés. Comme les provinces n'ont pas réussi à s'entendre sur cette question, le Parlement fédéral devra décider seul des réformes à apporter. 

Deux points semblent retenir principalement l'attention : le délai de carence et le nombre d'heures requis pour être admissible au régime. À mon avis, il est parfaitement légitime de supprimer le délai de carence de deux semaines, puisqu'il les bénéficiaires reçoivent des versements issus de leur argent.  Ils ne devraient pas avoir à attendre pour recevoir ce qui leur appartient. On en vient alors à la quantité d'heures requises. Michael Ignatieff a souvent affirmé qu'il souhaitait que le nombre d'heures requises soit le même partout au pays. Je suis parfaitement d'accord avec cette idée, puisque cela mettrait tous les Canadiens sur le même pied d'égalité. Un bon compromis serait alors de faire en sorte que la quantité maximale d'heures requises soit celle qui soit adoptée à l'échelle nationale, donc que 700 heures soient requises, peu importe l'endroit où on se trouve au pays, pour être admissible au régime. Quant à la durée pendant laquelle les prestations peuvent être versées, je propose que soit adoptée la médiane entre les durées maximale et minimale (respectivement 50 et 19 semaines), soit 35 semaines.

Il me semble qu'un système uniforme à l'échelle nationale, où un travailleur aurait à travailler 17,5 semaines à temps plein pour toucher 35 semaines d'assurance-emploi, est un bon compromis pour tous les partis, c'est une entente dans laquelle chacun fait des compromis modérés. Ce n'est pas parfait, mais en situation de gouvernement minoritaire et de crise économique et vu les positions délicates dans lesquelles se trouvent tous les partis, c'est une proposition que personne ne pourrait refuser...


Une autonomie accrue des provinces menacerait la conclusion d'accords de libre-échange avec l'étrangerJ'abordais dernièrement dans un billet le sujet de l'Autonomisme, où je proposais qu'il puisse s'agir d'une position visant l'abolition des provinces et la transformation du Canada en un État unitaire, avec un gouvernement central, des régions et des municipalités plus puissantes et autonomes.

J'ai depuis eu l'occasion de discuter du concept autonomiste avec quelques Adéquistes. Selon ces derniers, l'Autonomisme vise à faire du Canada une véritable confédération, comme le nom original de notre nation le sous-entend. Ainsi, ces Adéquistes souhaiteraient le rapatriement vers les provinces de plusieurs pouvoirs fédéraux, tels que ceux concernant le commerce ou l'agriculture. Cette position soulève de nombreuses interrogations.

Premièrement, au bénéfice de leur position constitutionnelle et de l'ADQ, pourquoi l'Autonomisme n'est-il pas nommé autrement, d'une façon qui exprime plus clairement et simplement leur vision? S'ils souhaitent faire du Canada une confédération, où les provinces sont plus puissantes mais l'union entre les provinces toujours présente, pourquoi ne se nomment-ils pas des "Confédérés" et n'appellent-ils pas leur position le "Confédéralisme"? Cela aurait le mérite d'être clair et d'exclure toutes ambiguïtés. Ce faisant, l'ADQ pourrait compter sur le support à la fois des personnes qui sont davantage attachées à l'idée du Canada qu'à l'idée de la Fédération canadienne et à celles qui souhaitent plus d'autonomie pour le Québec sans pour autant renier le Canada. Actuellement, beaucoup des personnes appartenant à l'une ou à l'autre de ces catégories ne supportent pas l'ADQ, car les Fédéralistes considèrent l'Autonomisme comme étant du Souverainisme et les Souveranistes considèrent l'Autonomisme comme étant du Fédéralisme.

Ensuite, à une époque où de grands ensembles et de puissantes alliances se forgent (tels que l'Union européenne ou l'Organisation de coopération de Shanghai) et où les interrelations économiques sont toujours de plus en plus accrues (comme en fait foi le nouveau traité de libre-échange signé hier entre le Canada et le Panama), on peut s'interroger sur la pertinence d'affaiblir le Canada. L'édition de juillet-août 2009 du Fraser Forum, la revue publiée par l'Instutit Fraser, traitait en pages 20 et 21 des problèmes que connaît le Canada en raison des barrières commerciales interprovinciales :

"The free trade negociations between Canada and the European Union that began in May hit their first roadblock early on when the issue of interprovincial barriers came up [...].  As one of the European diplomats pointed out, the European Union is not interrested in trade agreements with individual provinces but with Canada as a whole.

The European Union is concerned about the different regulations and standards that are in effect in each province and territory. In order to sell their products throught Canada, companies and individuals in the European Union would have to meet the different standards and regulations of each Canadian jurisdiction."

Si le Canada éprouve déjà des problèmes dans sa forme actuelle, on peut supposer que la situation serait encore plus difficile dans une véritable confédération. D'autant plus que l'article du Fraser Forum précise que l'agriculture est un des domaines où le problème est le plus visible et que ce domaine est un de ceux où les Adéquistes en question souhaitent rapatrier le plus de pouvoirs... Ce n'est pas en s'isolant, mais en sacrifiant une partie de leur souveraineté que les provinces permettront au Canada - et à elles-mêmes, par la même occasion - de devenir plus productif et plus compétitif sur la scène mondiale. Avec un Canada puissant et uni, nous sommes en présence d'une situation où le tout est plus grand que la somme des parties, où le tout et les parties y gagnent. Au contraire, en affaiblissant le Canada en renforçant ses parties, à la fois le tout et les parties y perdront.

Également, on peut douter de certaines des prémises se cachant derrière la position de ces Confédérés. Ces derniers affirment qu'une confédération est nécessaire parce que la Fédération canadienne aurait échoué. Or, ce constat d'échec est douteux. Outre le fait que le Canada a survécu pendant plus de 142 ans, en surmontant de nombreuses crises, notons qu'entre 1867 et 1949, les colonies de la Colombie-Britannique et de l'Île-du-Prince-Édouard, le gouvernement provisoire du Manitoba et le Dominion de Terre-Neuve ont tous sacrifié leur souveraineté et rejoint volontairement la Fédération canadienne. En 1980 et en 1995, les Québécois ont refusé de quitter le Canada. Avec les accords du Lac Meech et de Charlottetown, les Canadiens ont refusé de modifier le système actuel. Si le Canada était un échec, beaucoup de ces événements se seraient conclus différemment.

La vision de l'Autonomisme de certains Adéquistes semble être moins nébuleuse qu'il n'y parait. Mais ils devront la communiquer plus amplement et répondre aux zones grises qu'elle contient.


Exemple d'avantages comparatifs et de la profitabilité du libre-échangeLe Canada a conclu aujourd'hui un accord de libre-échange avec le Panama, pays où les conservateurs ont récemment pris le pouvoir et qui connait une croissance économique de près de 10%, et ce en dépit de la récession mondiale. Il s'agit du huitième accord bilatéral de ce type que le Canada a conclu en un an et plusieurs autres seront conclus prochainement.

Cela montre à la fois la volonté de Stephen Harper d'accroitre le succès économique du Canada et l'habileté du gouvernement conservateur en matière de commerce international. Loin de se laisser abattre par les échecs et les piétinements des rondes de négociations internationales, comme le font les États-Unis, ou de douter des mérites du libre-échange, comme le font les Libéraux fédéraux, le Canada s'arme pour l'avenir sous la gouverne des Conservateurs.

À l'intention de ceux qui l'ignoreraient, rappelons que les bienfaits du libre-échange reposent sur le concept des avantages comparatifs. Un pays a un avantage comparatif sur un autre pays dans la production d'un bien donné si son efficacité dans la production de ce bien, relativement à cet autre pays et aux autres biens, est supérieure à celle de l'autre pays. Un exemple théorique simpliste, mais facilement compréhensible serait le suivant : le Canada et le Panama produisent chacun deux biens, des automobiles et des bananes. Avec la même quantité de ressources, de capitaux et de main-d'oeuvre, le Canada produit davantage de voitures que le Panama et le Panama produit davantage de bananes que le Canada. Le Canada a donc un avantage comparatif sur le Panama dans la production d'automobiles et le Panama a conséquemment un avantage comparatif sur le Canada dans la production de bananes. Le Canada a donc intérêt à produire davantage d'automobiles et moins de bananes - et inversement pour le Panama - et à exporter des voitures au Panama et importer des bananes de ce même pays - et inversement pour le Panama. En supprimant les barrières commerciales, le libre-échange permet d'accomplir cela, et ce faisant il permet de mieux allouer les ressources, permettant à chacun d'y gagner. Le niveau de vie de chacun des deux pays augmentera, qu'ils soient pris ensemble ou individuellement.

Évidemment, certaines personnes y perdront au sein des deux nations : les producteurs de bananes canadiens verront leurs parts de marché au Canada s'effondrer et les producteurs d'automobiles panaméens assisteront à la disparition de leur commerce au Panama. Par contre, les producteurs d'automobiles canadiens auront accès à davantage de ressources pour fabriquer leurs produits et auront accès à un marché plus vaste pour écouler leurs stocks, il en sera de même au Panama dans le domaine de la banane. Au final, dans un pays comme dans l'autre, les gains de ceux qui y gagneront seront plus grands que les pertes de ceux qui y perdront et, conséquemment, le niveau de vie s'en retrouvera rehaussé dans les deux nations, qu'elles soient prises séparément ou ensemble.

Afin de faciliter une transition harmonieuse pour les industries qui y perdront, des mesures peuvent être mises en place, telles qu'une ouverture progressive du marché ou de l'aide gouvernementale pour la formation du personnel et la réorientation des industries touchées. Mais la préservation de bois morts improductifs n'est pas souhaitable et est un luxe qu'aucune nation ne peut se permettre, d'où la nécessité de l'ouverture des frontières aux biens et aux services.

En terminant et pour ceux que cela intéresse, voilà un excellent article de Paul Krugman, prix Nobel d'économie en 2008, expliquant pourquoi certaines personnes ont de la difficulté à comprendre le concept des avantages comparatifs - et donc les vertus du libre-échange - et ce qui peut être fait pour y remédier. 


Les marchés boursiers servant désormais de baromètre pour l'ensemble de l'économie, certains estiment que la hausse récente des marchés correspond à une reprise de l'ensemble de l'économie.Michel Carignan, du Canal Argent, traitait hier, dans la chronique La bourse technique publiée en page 36 du Journal de Montréal, de la fin du cycle haussier à court terme qu'ont connu les bourses depuis quelques mois.

Les marchés boursiers servant désormais pour certains de baromètre pour l'ensemble de l'économie, certains estiment que la hausse récente des marchés correspond à une reprise de l'ensemble de l'économie. Or, d'une part, on peut douter du bien fondé de cette assomption voulant que l'économie financière soit nécessairement le reflet de l'économie dans son ensemble et, d'autre part, il appert que les marchés boursiers soient à la fin d'un cycle. Voilà les explications de Michel Carignan concernant les raisons de cette hausse :

"Ce sont, de toute évidence, les informations financières qui ont eu raison des investisseurs affamés. Les banques annonçant des profits, les constructeurs d'automobiles annonçant une augmentation des ventes et les gouvernements commençant à parler de la fin de la récession ont maintenu les marchés en hausse plus longtemps que prévu."

Ces profits, qui ont donné suffisamment confiance aux investisseurs pour qu'ils transigent leurs titres et remettent sur pied, dans une certaine mesure, l'économie financière, sont bien sûr dus aux importantes injections d'argent étatiques et à de nombreuses mises à pied. Cela a permis à des sociétés d'engranger des profits malgré une production anémique, faute de clients aux États-Unis et à l'étranger, et une absence de reprise dans l'économie dite réelle.

Contrairement à la Banque du Canada et à plusieurs autres analystes des secteurs privé et public, Michel Carignan ne croit pas que la récession est terminée :

"Je n'en reviens pas comme les nouvelles prennent du temps à arriver quand ça va mal et combien elles arrivent vite quand ça va mieux. Nous avons même entendu parler de récession terminée. Wow! Dans certains milieux, on fait parler les chiffres comment on veut et quand on veut...

La bataille des vautours autour du cadavre de Nortel a propulsé les enchères en technologie. Les ventes d'automobiles en augmentation dans le meilleur temps de l'année avec du 0% à l'achat et des ristournes débiles, je trouve ça douteux comme résultats de fin de récession. Sans compter l'immobilier qui, normalement, est un indicateur relativement à long terme, mais qui est maintenant utilisé comme baromètre boursier d'une semaine à l'autre.

Personnellement, je trouve qu'il est un peu tôt pour crier sur tous les toits que la récession est chose du passé et que nous aurons d'autres périodes de forte correction. Je connais d'autres facteurs qui ne donnent pas raison aux optimistes fondamentaux. C'est, par exemple, la potasse, qui ne vaut plus rien, et le pétrole, qui ne vaut pas la moitié de ce qu'il valait l'an dernier à pareille date. Restez prudent! Pour acheter, attendez le prochain cycle haussier. En attendant, en début de semaine, passez à la caisse, en partie pour engranger un peu de ce qui a beaucoup monté depuis une à quatre semaines."

En d'autres mots, les hausses des marchés boursiers sont dues à des hausses des ventes et des profits qui n'ont pas été obtenus grâce à une reprise de l'économie dite réelle. Une relance de cette dernière pourrait s'exprimer par une hausse de la production ou des investissements ou une diminution du chômage, mais ce n'est pas ce que nous constatons. Il est difficile de parler de relance - et encore davantage de relance durable - si celle-ci concerne uniquement l'économie financière.

Une fois ces considérations prises en compte, on réalise qu'il faut prendre les analyses optimistes de la semaine dernière avec un grain de sel.

 


 

Cette semaine était l'occasion de souligner le 40e anniversaire des premiers pas de l'Homme sur la Lune. Le programme Apollo avait coûté à l'époque 25 milliards de dollars, ce qui équivaut aujourd'hui à une somme de 115 milliards, et lorsque le président George H. W. Bush avait annoncé en 1989 qu'il souhaitait que des Hommes posent le pied sur Mars et à nouveau sur la Lune, on estimait qu'il en coûterait jusqu'à 500 milliards de dollars de l'époque. Le coût initial du plan proposé par son fils en 2004 était quant à lui de 150 milliards de dollars.

Étonnamment, Barack Obama n'est pas aussi enthousiaste envers l'exploration spatiale que ses deux prédécesseurs républicains ou que le démocrate John F. Kennedy. En effet, le Président a profité des célébrations de mardi pour faire la promotion de l'enseignement des mathématiques et des sciences, alors que son administration attend les recommandations d'un groupe indépendant pour déterminer si les objectifs concernant l'exploration spatiale fixés en 2004 par l'Administration Bush seront conservés. Les sommes qui seraient impliquées dans ces projets seraient vraisemblablement trop importantes au goût de certains Démocrates.

Pourtant, l'administration Obama n'hésite pas à dépenser largement dans d'autres domaines : 5 milliards par mois pour les conflits en Irak et en Afghanistan, un bailout et un plan de relance chiffrés chacun à plus de 700 milliards, un déficit budgétaire désormais estimé à 1,8 trillion de dollars, une réforme du système de santé pouvant coûter plus de 1000 milliards et la possibilité de la mise en place d'un second plan de relance et de nouveaux bailouts.

Qu'est-ce alors que quelques centaines de milliards de dollars supplémentaires pour le programme spatial américain? Puisque l'argent investi dans l'exploration spatiale via la NASA sera de toute façon indirectement injecté dans l'économie américaine, ce ne pourrait pas être plus dommageable que les mesures économiques prises jusqu'à maintenant par l'État américain. Et puisque la conquête spatiale apporte des bénéfices technologiques et scientifiques considérables, en plus d'aller de pair avec le développement des technologies militaires, d'apporter des enseignements importants dans le domaine des sciences fondamentales et d'alimenter l'éternel besoin des Humains d'explorer des territoires inconnus et de repousser leurs frontières, les bénéfices seraient infiniment plus grands que ceux anticipés grâce aux mesures actuelles.

Pourtant, mêmes ces projets sont timides et leurs bénéfices limités. Si Obama était le visionnaire qu'il semble prétendre être, il n'hésiterait pas à investir dans la colonisation et, surtout, la terreformation de Mars. Le vidéo ci-dessus explique quelque peu la nécessité de terraformer Mars pour en faire une planète propice à la vie et les procédés pour y parvenir. Outre le fait que nous devrons nous résigner à le faire dans un lointain futur et que cela nous servira de tremplin pour la nécessaire sortie du système solaire qui sera requise dans un futur encore plus lointain, il est impératif d'y parvenir rapidement. En effet, puisque la vie et l'Humanité sont présentes sur une seule planète, elles sont fragiles et vulnérables, que ce soit aux maladies ou aux astéroïdes, entre autres choses. Pour assurer la pérennité de notre espèce, il est donc impératif de trouver un second berceau à l'Homme. Puisque la technologie pour y arriver existe déjà et qu'en un siècle Mars pourrait devenir relativement habitable, la quatrième planète du système solaire devrait être la cible toute désignée d'efforts intenses. Bien que plus dispendieux, ce serait un choix plus judicieux...

 


Une représentation humoristique de l'adoption de demi-mesures.La nouvelle selon laquelle le programme nucléaire iranien est en mesure de fournir à la République islamique une arme nucléaire en six mois démontre que la politique des demi-mesures poursuivie par l'Occident est un échec. Depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale, des nations occidentales tentent de soumettre des nations étrangères menant des actions ne concordant pas avec leurs objectifs. Les premières n'arrivent fréquemment pas à leurs fins, puisqu'elles ne prennent généralement pas les moyens requis pour y parvenir, autrement dit, elles ont recours à des demi-mesures. Celles-ci peuvent être l'utilisation de sanctions économiques, diplomatiques ou politiques qui n'arrivent jamais à leurs fins et qui, la plupart du temps, renforcent la volonté du pouvoir en place et son soutien au sein de la population. Des décennies d'embargo économique à l'encontre de Cuba et l'isolement diplomatique et commercial de la Corée du Nord ou de l'Irak de Saddam Hussein sont des exemples de demi-mesures pacifiques n'ayant jamais conduit à la mise en place de régimes favorables aux intérêts occidentaux. Des demi-mesures plus hostiles n'ont jamais apporté davantage de résultats ; par exemple, la tentative timide et bâclée de renversement du régime castriste amorcé lors du débarquement de la baie des Cochons, l'invasion avortée de l'Irak lors de la guerre du Golfe ou le bombardement de camps d'entraînement d'Al-Qaeda sous la présidence de Clinton.

L'échec le plus récent concerne sans conteste la Corée du Nord. Malgré des années d'embargo économique, d'isolement diplomatique, de pressions de la part de ses bailleurs de fonds russes et chinois et de multiples menaces d'interventions militaires, Kim Jong-Il et son régime n'ont pas hésité à développer l'arme nucléaire et les vecteurs nécessaires à son utilisation, puis à les essayer à de multiples reprises. Il appert évident que l'Iran constituera le prochain échec à ajouter à cette longue liste, la théocratie des mollahs étant déjà depuis des années la cible d'une diète similaire à celle destinée à la dynastie communiste des Kim, ce qui ne l'a pas empêché de procéder déjà à de nombreux essais de missiles et de poursuivre son développement de l'arme atomique.

Ces politiques des demi-mesures, qui échouent toujours, ressemblent fortement à la politique de l'Appeasement championnée par Neville Chamberlain et Édouard Daladier. Alors qu'elle devait offrir à l'Europe "la paix pour notre temps", cette politique a conduit à la Seconde Guerre mondiale et favorisée ceux qui seraient les adversaires des Alliés, les forces de l'Axe. L'Appeasement a nui tout autant à ceux qui voulaient en découdre avec l'Allemagne - tels que Winston Churchill ou Charles de Gaulle, en les empêchant d'agir en 1939 ou avant, lorsqu'une victoire alliée eût été relativement rapide et facile à obtenir - qu'à ceux qui souhaitaient collaborer avec elle (avec le relativement honorable objectif de préserver l'Empire britannique par-delà les mers en échange d'une carte blanche en Europe pour l'Axe) - par exemple Oswald Mosley ou Lord Halifax, en les mettant en position défavorable face aux Nazis. Dans un cas comme dans l'autre, mais contrairement à ce qui est arrivé en adoptant l'Appeasement, le communisme aurait connu une croissance beaucoup plus faible et difficile et aurait été éliminé plus rapidement en Europe. De même, la Shoah aurait probablement été évitée, la sociale-démocratie n'aurait pas connu une telle croissance et l'Empire britannique n'aurait pas amorcé son déclin si tôt, n'eût été de l'adoption de ces politiques de demi-mesures dans les années 1930.

Similairement, les politiques de demi-mesures utilisées actuellement rendent la tâche beaucoup plus difficile à ceux qui doivent ensuite réparer les torts qu'elles ont causés. En effet, il est désormais impossible de faire pression efficacement sur la Corée du Nord pour quelque raison que ce soit, puisque celle-ci n'a plus à craindre l'argument ultime de ses détracteurs, c'est-à-dire une atteinte à sa souveraineté et à son intégrité nationale. Même si elle détient un nombre limité d'armes nucléaires, aucune nation ne se risquera à agir trop durement à l'égard du régime communiste, puisque personne ne souhaite être la cible de cette poignée d'armes de destruction massive. La Corée du Nord est donc désormais libre d'agir à sa guise, y compris de manières contraires aux intérêts Occidentaux. Il en sera de même avec l'Iran si rien n'est fait pour empêcher son développement nucléaire, ce qui requiererait l'abandon des demi-mesures.

Évidemment, l'abandon de ces demi-mesures offre deux possibilités également efficaces. D'une part, une position résolument interventionniste peut être adoptée, à l'image de celles menées par l'Empire britannique et les empires napoléoniens, qui ont permis au Royaume-Uni et à la France de devenir des nations riches, puissantes et respectées. Cette option demanderait de cesser de se cacher derrière un masque hypocrite et d'affirmer clairement que nous agissons uniquement dans notre propre intérêt, ce qui est quelque chose que les Néoconservateurs et l'Administration Bush semblaient déjà afficher. Par contre, les Néoconservateurs et l'Administration Bush n'affichaient pas le revers de la médaille de cette position, c'est-à-dire qu'il faut être prêt à prendre les moyens militaires, politiques et économiques requis lorsqu'une politique impérialiste est adoptée et à en payer le prix et que les responsabilités allant avec la gouverne d'un empire doivent être assumées pleinement. D'autre part, une position résolument isolationniste peut être préférée, telles que celles poursuivies par le Japon de l'époque Edo, qui coupa contact avec les étrangers pendant plusieurs siècles, ou de l'isolationnisme américain, une période pendant laquelle les États-Unis se limitèrent à intervenir à l'étranger uniquement lorsque leurs intérêts étaient réellement menacés. Cette seconde position, par rapport à la première, a l'avantage d'être pacifique et peu coûteuse.

Dans un cas comme dans l'autre, les résultats sont supérieurs à ceux fournis par des demi-mesures. Ces dernières conduisent évidemment à une des deux autres, mais avec davantage de désagréments que si une de ces deux autres options était adoptée dès le départ. Par exemple, à l'égard de l'Iran et de la Corée du Nord, nous pouvons désormais les traiter en égaux, accepter qu'ils aient le droit légitime de posséder l'arme nucléaire comme toutes nations souveraines et cesser de faire pressions sur ces deux pays. Mais cette approche pacifique eût été réalisable dès le début et nous aurait évité des décennies de tensions. D'autre part, nous pouvons également décider de les confronter afin de les forcer à se plier à notre vision du monde et à servir nos intérêts, ce qui ne serait possible qu'en intervenant militairement pour changer de régime, puis en restant plusieurs décennies sur place pour modifier structurellement ces nations. Encore une fois, il aurait été possible et plus facile de procéder de la sorte dès le départ - sans oublier que cela aurait évité l'utilisation de l'arme nucléaire, dans le cas de la Corée, et que les peuples coréen et iranien auraient été plus favorables à une intervention étrangère.

Le statu quo actuel, contribuant à l'accroissement de tensions sans fournir de résultats, est insoutenable. Il est essentiel de mettre fin à l'utilisation des méthodes inefficaces, bien qu'idyllique, prônées par la Gauche et le Centre et revenir à deux courants du mouvement conservateur, l'interventionnisme et l'isolationnisme. Autrement, l'Histoire est condamnée à se répéter douloureusement.

 

 


Nos ancêtres ont survécu à une glaciation avec bien moins d'atouts ; nous survivrons aux changements climatiques à venir.Un des premiers thèmes abordés lors du sommet du G8 à l'Aquila est l'environnement et, plus précisément, le réchauffement climatique. Le groupe des huit pays les plus industrialisés ne fait pas fausse route en reconnaissant que le réchauffement global est réel et qu'il est causé par l'Homme et ses émissions de gaz à effet de serre, comme le démontrent les maints travaux scientifiques. Par contre, il en va tout autrement lorsque le G8 - et tout autre groupe - cherche à combattre ces changements climatiques et à réduire les émissions de gaz à effet de serre, puisque cela va à l'encontre de précédents historiques démontrant l'inutilité de telles actions.

Premièrement, il faut noter que ce n'est pas la première fois qu'une espèce vivante modifie la composition de l'atmosphère terrestre. En effet, pendant longtemps il n'y avait ni production ni accumulation d'oxygène sur Terre. C'est seulement il y a environ trois milliards d'années que des micro-organismes se sont mis à recourir à la photosynthèse et à produire de l'oxygène. Jusqu'à voilà approximativement 850 millions d'années, cet oxygène fut accumulé dans les océans, les rochers et les masses terrestres de la planète et constitua la couche d'ozone dans la haute atmosphère terrestre. Une fois la saturation en oxygène atteinte dans ces divers corps terrestres, l'oxygène commença à s'accumuler dans l'atmosphère, ce qui contribua à la destruction de nombreux micro-organismes de l'époque, à une extinction massive. Fait à noter, l'oxygène est un "déchet" issu de la photosynthèse nécessaire à la vie de plusieurs organismes vivants au même titre que le CO2 est un "déchet" issu de la production des biens et services nécessaire à la vie telle que nous la connaissons. Conséquemment, dire que l'Homme doit lutter contre les changements climatiques parce qu'il est le premier à modifier à ce point l'atmosphère de la planète repose sur des fondements inexistants - quant à ceux qui soutiendraient que la "vie telle que nous la connaissons" devrait être reléguée aux oubliettes, il faut leur rappeler que cela entrainerait également son lot d'atrocités, le retour au taux très élevé de mortalité infantile de l'ère préindustrielle n'en étant qu'un exemple.

Ensuite, il faut rappeler que l'Humanité a survécu à de nombreux bouleversements climatiques. L'Homo sapiens est apparu voilà environ 200 000 ans, ce qui lui a permis de vivre avant et après la dernière glaciation et, évidemment, de survivre à cette période glaciaire. Si des êtres primitifs - et je n'utilise pas ce terme de manière péjorative, mais seulement pour décrire les choses telles qu'elles sont - ont survécu à de telles modifications du climat, il apparait évident que des êtres évolués comme les Hommes modernes contemporains seront en mesure de survivre aux changements à venir. Lutter contre les changements climatiques n'est donc pas une lutte pour la survie de la race humaine. N'oublions pas également que la dernière période glaciaire a joué un rôle évolutif crucial, en sonnant le glas de l'homme de Néandertal, donnant ainsi le champ libre à l'Homo sapiens pour conquérir la planète, et en sélectionnant les individus les plus aptes lorsque ce que les anglophones appellent un "population bottleneck" a réduit la population humaine à une poignée de quelques milliers d'êtres humains.

Enfin, puisque la survie de la race humaine n'est pas très encourageante si la civilisation s'effondre, soulignons que la civilisation humaine - et plus spécifiquement la civilisation européenne - a survécu à des changements climatiques non négligeables. Pendant au moins trois siècles, lors du petit âge glaciaire, les températures ont diminué de façons sensibles en Europe et en Amérique du Nord. Malgré le fait que les Humains de l'époque ne bénéficiaient pas des acquis actuels de notre civilisation, ils ont néanmoins préservé et amélioré leur niveau de vie et déclencher la Révolution industrielle, et ce malgré des conditions climatiques défavorables par rapport à celles du réchauffement climatique moyenâgeux. Plus récemment, l'Homme a démontré qu'il était capable de s'adapter, par exemple en luttant contre l'avancée des eaux - voir en prenant du terrain sur la mer - aux Pays-Bas et en Louisiane. Si nécessaire, il sera en mesure d'accomplir cette oeuvre à une plus grande échelle.

Alors, si la lutte contre les changements climatiques et les émissions de gaz à effet de serre ne peut pas s'appuyer sur le souhait de ne pas être une espèce unique de par son influence sur l'atmosphère ou par le désir de sauvegarder la race et la civilisation humaines, sur quoi peut-elle bien se baser? Sur le souhait de jouer à dieu en influençant les processus évolutifs naturels? Avec l'objectif de mettre en place une nouvelle industrie, totalement artificielle?


http://www.rasmussenreports.com/public_content/politics/obama_administration/daily_presidential_tracking_pollLe Président Barack Obama se situe maintenant en eaux troubles devant l'électorat américain.

Le coup de sonde quotidien de la firme Rasmussen Reports indiquait hier que le chef de file du Parti démocrate encaisse maintenant un déficit de 5 points, ce chiffre représentant le différentiel entre ceux qui désapprouvent fortement et ceux qui approuvement fortement la gestion du 44e Président.  Au niveau de ceux et celles qui approuvent ou désapprouvent la présente administration, on note cependant un différentiel positif de 5 points (53% versus 48%).  Même si ces deux nombres sont à l'opposé l'un de l'autre, ils témoignent néanmoins d'un rétrécissement de la marge de manoeuvre du Président Obama auprès de l'opinion publique.

Il en découle donc que Saint-Barack ne marche plus sur les eaux mais qu'il est maintenant observé et jugé pour ce qu'il est véritablement, c'est-à-dire un homme d'État confronté quotidiennement aux défis et enjeux de la vie publique.


Un PPP réussi, le viaduc de Millau, en France.Érik Richer La Flèche, associé au cabinet d'avocats Stiekeman Elliott et conseiller des partenaires privés dans de nombreux projets de type partenariat public-privé dans de nombreux pays, signait un texte très intéressant en page 31 de La Presse du 4 juillet. Il s'interrogeait sur la pertinence de la décision du gouvernement Charest d'aborder une tangente socialiste en ne privilégiant plus les PPP. Sa conclusion exprimait bien la teneur de ses propos :

"Comment expliquer la bonne santé du mode PPP ailleurs au Canada? La réponse que l'on donne est la même partout. La rigueur et la transparence des appels de soumission combinés à la prise en charge par le privé de la très grande majorité des risques procurent des économies importantes aux gouvernements. En Ontario, les économies réalisées dans le domaine de la santé se chiffrent à des centaines de millions de dollars.

Le mode PPP n'est qu'un simple outil de gestion. Il est utilisé dans les économies développées et les pays émergents par des gouvernements de gauche comme de droite, depuis la Scandinavie jusqu'au Brésil en passant par la majorité des pays du monde. Son utilisation permet aux gouvernements d'économiser et d'augmenter leur offre. Pourquoi le Québec devrait-il s'en priver? Payer plus cher pour du béton n'aidera pas les patients à guérir ou les élèves à apprendre."

L'emphase a été ajoutée afin de démontrer que les PPP ne sont pas des projets prônés par de cupides capitalistes, comme certaines personnes positionnées à gauche du spectre politique le croient, mais bien par toutes les nations qui souhaitent en avoir pour leur argent.

Une étude récente du Allen Consulting Group, une firme australienne de consultants indépendants, et de l'Université de Melbourne démontre également les mérites des PPP :

• les PPP sont jusqu'à 30,8% moins coûteux que les projets financés exclusivement par les voies traditionnelles;
• les dépassements de coûts sont pratiquement nuls lorsqu'il est question des PPP, alors qu'ils sont non-négligeables avec le financement public;
• 3,4% des projets effectués en mode PPP sont complétés avant les échéances, alors que 23,5% des projets traditionnels ne sont pas terminés dans les délais prescrits;
• contrairement à la croyance populaire, les PPP sont beaucoup plus transparents que les projets menés traditionnellement;
• les avantages des PPP croissent avec l'augmentation de la taille et de la complexité des projets.

Ces résultats concernent l'étude de PPP et de projets traditionnels australiens menés avant le début de la récession mondiale. Mais puisque, d'un côté, les climats économique et politique australien et canadien sont similaires, et que, de l'autre, la récession ne durera pas éternellement et que l'État peut garantir les prêts de sociétés privées, ces conclusions doivent dans l'ensemble pouvoir être appliquées au Québec.

Soulignons enfin que le dernier point démontre l'importance de construire les mégahôpitaux en PPP.


François LegaultJe n'ai pas l'intention d'épiloguer sur le départ de François Legault du caucus péquiste la semaine dernière.  D'autres l'ont déjà fait, notant que la logique accompagnant sa sortie de piste s'inscrivait largement dans une trajectoire conservatrice ou de centre-droite.

Pas étonnant que l'ex-député de Rousseau se soit senti à l'étroit au sein d'un formation passéiste et inféodée à la gauche rose bonbon comme le Parti québécois.

Est-ce la fin du parcours politique de celui qui fut une recrue prodige pour Lucien Bouchard?

Je n'en suis pas si certain.  Pourquoi?

À la faveur de certaines conversations ayant eu lieu durant les derniers jours avec certaines éminences grises conservatrices, j'ai constaté que l'ancien grand patron d'Air Transat serait non seulement le bienvenu mais pourrait se sentir très à l'aise au sein du parti de Stephen Harper.

Pour tout dire, je ne suis pas loin de penser que certaines perches pourraient lui être tendues à cet effet.  On lui laissera certainement profiter un peu de la période estivale et de très bons moments passés - enfin! - proche de sa famille.  Mais on gardera en mémoire que le fait d'incorporer un tel joueur dans une équipe qui veut faire passer le Québec dans le camp bleu azur constituerait tout un coup d'éclat.

À lui seul, Francois Legault lèverait une sacrée bonne partie de l'hypothèque qui pèse sur les épaules des conservateurs au Québec.  Nationaliste (c'est le moins que l'on puisse dire), avantageusement connu, doué d'une feuille de route économique à faire rougir Gilles Taillon d'envie, lucide dans les valeurs de centre-droite qu'il incarne, voilà autant d'atouts que l'ancien ministre québécois pourrait amener avec lui dans ses bagages de l'autre côté de la rivière Outaouais.  Et que dire du potentiel, pour un tel individu, de mettre Gilles Duceppe en échec?

Je ne vous dis pas que ça se produira.  Entre deux tours de pistes au jogging, je suis cependant prêt à parier un vieux 10 que certains gros noms d'Ottawa y réfléchiront. 

Et, si jamais ça se produit, souvenez-vous que vous l'avez d'abord lu ici.


Jacques MénardJacques Ménard, le grand argentier de la BMO Nesbitt Burns, est un libéral fédéral notoire. 

Son accointance avec Michael Ignatieff n'a cependant pas empêché le gouvernement de Stephen Harper de lui "[...] confier la vice-présidence du groupe de travail "sur la littératie financière". Le mandat de ce groupe de travail est de proposer des moyens d'améliorer les connaissances des Canadiens sur les produits et les services financiers et ainsi les aider à mieux gérer leurs finances."

Cette reconnaissance des talents et capacités de Jacques Ménard, au-delà de toute appartenance partisane, et le fait que ses services soient retenus par les instances fédérales témoignent éloquemment du fait que l'économie est prioritaire pour les bleus d'Ottawa.

 


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